Monday, January 13, 2014

Des animations de la Ligue d’Impro pour plus d’égalité H/F

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Touche-pas-a-ma-pote-c-est-quoi_article_fullCe jeudi, le Gouvernement francophone bruxellois (Cocof) a décidé de soutenir l’asbl « Touche pas à ma pote » (TPAMP) qui a répondu à l’appel à projet « Il/Elle : par-delà les stéréotypes genrés » – visant la déconstruction des stéréotypes sexistes – que j’ai lancé en juillet 2013. Cette volonté s’inscrit dans le cadre du plan transversal d’actions « Egalité femmes/hommes » en vue de répondre aux exigences en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, qu’elles soient européennes, fédérales ou plus directement issues de revendications du milieu associatif et des parlements, mais surtout afin d’entamer à la Cocof un changement des mentalités qui vise à placer la question de l’égalité des chances au centre des préoccupations.

J’ai souhaité inscrire de manière emblématique la question de l’égalité dans les politiques menées par la Cocof mais aussi et surtout, d’agir très concrètement pour plus d’égalité entre les femmes et les hommes. Des outils doivent être développés et diffusés pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, et pour apprendre à mieux décoder les messages qui inondent notre vie quotidienne.

L’appel d’offre ouvert aux associations a eu pour objectif de subventionner un projet innovant et original visant à permettre aux « citoyens » et aux « consommateurs » de décoder les diverses formes que peuvent prendre les messages stéréotypés et également à lutter contre ceux-ci en touchant un public « non convaincu », plus particulièrement parmi les plus jeunes.

9 projets ont été pré-sélectionnés par un jury composé d’une membre de l’Institut pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes (IEFH), d’une membre de l’administration de la Cocof en charge des matières égalité femme/homme, de la Présidente du Conseil des Femmes Francophones de Belgique, et de moi-même en tant que Ministre-Président du Collège et d’un conseiller en charge des subventions aux associations du Ministre-Président.

Après rencontre et délibération, la subvention a été attribué à l’a.s.b.l. « Touche Pas à Ma Pote » pour son projet d’éducation qui consiste à organiser et à inclure dans le programme scolaire du cours de morale/religions, des animations – en lien avec la Ligue d’Improvisation Belge – pour les enfants de 5ème et 6ème primaire de l’enseignement bruxellois et qui ont pour but de sensibiliser au harcèlement de rue et au sexisme.
Pratiquement en ce qui concerne l’animation : trois comédiens de la ligue d’impro débarquent dans une classe et jouent une scène courte où il est question de harcèlement de rue. Un animateur suscite ensuite les réactions des élèves, mène le débat et leur demande d’agir comme des metteurs en scène sur le comportement des protagonistes jusqu’à ce que la situation conflictuelle trouve une résolution. La « morale » émerge donc des enfants et non des adultes

Sunday, January 12, 2014

« Bruxelles se livre(s) » : le festival littéraire mettant la capitale à l’honneur !

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Bxl se livre 2013« Bruxelles se livre(s) », unique festival littéraire consacré aux livres mettant en avant la Région de Bruxelles-Capitale, aura lieu pour sa troisième édition ce week-end, les 14 et 15 décembre 2013 au CIVA, 55 rue de l’Ermitage à 1050 Bruxelles.


Ce festival littéraire sera une véritable fête aux livres entièrement consacrés à Bruxelles, à son patrimoine et à ses trésors cachés. Je me réjouis de la mise en valeur de livres consacrés exclusivement à Bruxelles car ils constituent une belle vitrine pour notre capitale. Bruxelles est une ville où l’on vient et revient, et qui n’en finit pas de dévoiler ses multiples facettes. Ces livres s’adressent aux touristes et bien évidemment aussi aux Bruxellois qui auront le plaisir de se réapproprier leur ville et peut-être la découvrir autrement.

Ludique, mais aussi didactique « Bruxelles se livre(s) » sera l’occasion pour le grand public de faire vraiment connaissance avec TOUTES les publications, récentes ou plus anciennes, ayant Bruxelles comme sujet principal: beaux-livres, art de vivre, littérature, polar, architecture, photographies, poésie, patrimoine, romans, etc … Le festival se veut récurrent d’année en année et suivra aussi dans le futur les grandes thématiques attribuées à Bruxelles.

Ce festival que j’ai soutenu en tant que Ministre-Président du Gouvernement francophone bruxellois (Cocof), en charge du Tourisme, propose un programme qui devrait particulièrement plaire à un public familial, tant aux Bruxellois qu’aux touristes : mise en avant des livres, des auteurs, dédicaces, mini conférences-débats sur la réalisation d’un livre et de sa thématique , animations et lectures pour les enfants, promenades gratuites dans Bruxelles basées sur certains livres, dégustations de produits du terroir typiquement bruxellois toujours à travers des livres récemment parus, entre autres. Venez y rencontrer Thomas Gunzig, Jean-Baptiste Baronian, Roel Jacobs, Marie-Françoise Plissart, Anne Croquet, Joske Maelbeek et ses merveilleuses fables en bruxellois, Marc Meganck, Derek Blyth, Pascale Toussaint, Michel Verlinden, Anne Duvivier, Nicolas Carlier, Sophie Dauwe, Jean-Jacques Sérol, Thierry Demey … et bien d’autres auteurs passionnés de Bruxelles (voir programme ci-dessous).

Un festival à suivre, qui vous donne rendez-vous à point nommé au plus près des fêtes de fin d’année, dans le cadre de 2weeks before Xmas, organisé par le CIVA.

En pratique :

«Bruxelles se livre(s) »
CIVA (Centre International pour la Ville, l’Architecture et le Paysage): 55 rue de l’Ermitage à 1050 Bruxelles.
Samedi 14 décembre: 10h30 à 18h
Dimanche 15 décembre: 10h30 à 18h
Entrée gratuite

Programme complet sur le site : www.bruxellesselivre.be
Contact presse : Stéphane Levens (stephanelevens@gmail.com 0479/74 95 98) et Robert Nahum (info@180editions.com 0472/95 49 79) pour interviews des organisateurs, auteurs et éditeurs.
Programme des mini conférences-débats :
Samedi 14 décembre :
14h00 : Derek Blyth : Bruxelles Surprises – Editions Mardaga
14h30 : Marie-Françoise Plissart : Bruxelles – Prisme Editions
15h00 : Marc Meganck : Bruxelles disparu et Une vie belge – 180° éditions
15h30 : Joske Maelbeek : Le Best Tof ! – 180° éditions
16h00 : JJ Sérol et Sophie Dauwe : Bruxelles Chambres d’hôtes – 180° éditions
16h30 : Pascale Toussaint : J’habite chez Louis Scutenaire – Weyrich Edition
17h00 : Nicolas Carlier : Bruxelles. Son histoire et son patrimoine – Weyrich Edition

Dimanche 15 décembre :
14h00 : Thomas Gunzig : Bruxelles – Renaissance du Livre
14h00 : Roel Jacobs : Bruxelles pentagone – CFC Editions et Grand Place de Bruxelles, sculpture de lumière – Racine
15h00 : Michel Verlinden : Bières d’artisans en Wallonie et à Bruxelles – Racine
15h00 : Thierry Demey : Bruxelles, des remparts aux boulevards – Guide Badeaux
15h30 : Jean-Baptiste Baronian : L’enfer d’une saison – Editions de Fallois
16h00 : Anne Croquet : Bruxelles Tendances – Aparté Editions
16h30 : Anne Duvivier : Un échange risqué – Zellige
17h00 : Frédérick Georges : Bruxelles Souvenirs

Prenons la liberté de donner le meilleur de nous pour que 2014 soit une bonne année pour tous et toutes

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Saturday, January 11, 2014

Qu’avons-nous vraiment voté concernant le traité européen ?

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christosexpliqueBeaucoup a été dit sur le Traité européen (TSCG). Ceux qui l’ont promu le présentent comme un dogme inébranlable qui place la rigueur budgétaire au-dessus de tout avec le risque évident que ce soit au détriment de toute autre considération économique, sociale ou environnementale. Force est de constater que cette vision est très largement dominante. De l’autre côté, les syndicats, des associations, des citoyens revendiquent à juste titre une inversion radicale de la tendance actuelle. En tant qu’écologiste je suis clairement et de façon déterminée dans la deuxième catégorie. En tant que politique, il nous est revenu de choisir le meilleur moyen de non seulement refuser la vision prédominant lors de la signature du Traité et d’autres textes européens ou belges allant dans le même sens, mais aussi d’entamer si possible une inversion de cette tendance. Le texte qui suit explique ce qui a été obtenu après de très nombreux mois de négociation au sein de nos majorités mais aussi avec les autres entités du pays constituées de majorités différentes. C’est un texte complexe, à l’image des réalités où nous devons agir. Je vous invite néanmoins à prendre le temps de le lire.

La COCOF a été amenée à s’exprimer ce vendredi sur le processus de ratification du Traité européen (TSCG).  Le Traité budgétaire reprend pour une large partie des dispositions déjà applicables en vertu du droit européen dérivé, notamment le Pacte de Stabilité et de Croissance et l’ensemble de règlements et directive baptisé « Six Pack », et laisse pour le reste une grande marge d’interprétation aux différents Etats au moment de sa transposition.

Le Gouvernement francophone bruxellois que je préside a refusé d’approuver tel quel le traité qui lui a été soumis il y a quelques mois pour assentiment. Il a estimé indispensable de veiller à ce que sa transposition intègre les éléments suivants :

- mettre sur pied d’égalité les objectifs budgétaires et les objectifs sociaux et environnementaux de la stratégie EU2020;

- prévoir un mécanisme d’analyse (ex ante et ex post) de l’impact en terme social, environnemental et de genre des mesures du plan de correction par rapport aux engagements pris dans la stratégie EU2020;

- veiller à ce que le plan de correction s’appuie autant sur les dépenses que sur les recettes et préserve les mécanismes de solidarité prévus dans la sécurité sociale belge;

- permettre l’intégration d’investissements contra cycliques qui favorisent la transition écologique de la société;

- consulter les interlocuteurs sociaux sur les mesures du plan de correction;

- associer les Parlements à l’élaboration des mesures du plan de correction;

- s’engager à procéder à l’évaluation approfondie de l’ensemble du Traité

Notre Gouvernement, comme d’autres gouvernements progressistes où les écologistes sont présents, a donc d’abord complété le texte du Traité d’un exposé des motifs spécifique reprenant l’ensemble des lignes directrices énumérées plus haut.

Nous avons également estimé qu’il était de notre responsabilité de connaître, avant d’approuver le Traité, l’acte de transposition en droit belge, c’est-à-dire l’acte concret qui traduira dans notre droit le Traité. Plus encore, il était de notre responsabilité d’être acteur de son adoption. Pour être très clair : approuver le Traité sans savoir exactement comment il serait transposé, c’était perdre toute chance d’influer sur celle-ci.

Nous avons alors averti le niveau fédéral de cet indispensable lien et attendu de connaitre la proposition de texte de transposition transversal du Gouvernement fédéral.

C’est le 14 novembre dernier que le Ministre du Budget Chastel a présenté aux Entités un projet d’accord de coopération, que nous avons eu l’occasion d’examiner et surtout de négocier, avant son adoption en Comité de concertation le 29 novembre.

Sur les véhicules juridiques de transposition du traité.

Le Gouvernement fédéral a choisi la voie de l’Accord de coopération. Ce véhicule nous parait adapté puisque, plus que la loi spéciale, il laisse la possibilité aux Entités de s’exprimer, et de compléter ensuite par des règles propres, ce texte commun, qui se veut minimaliste. Ainsi, les exigences ou sensibilités des uns et des autres peuvent s’exprimer dans leur propre et seule Entité.

C’est ainsi que 5 entités (Wallonie, Fédération Wallonie-Bruxelles, Région de Bruxelles-capitale, Commission communautaire commune et Commission communautaire française), où sont présents au sein des gouvernements des écologistes, ont décidé de lier cet Accord à des règles budgétaires spécifiques. Certaines de ces règles ou modalités sont contenues dans l’Accord de coopération commun à l’ensemble des entités belges, d’autres se retrouveront dans les décrets budgétaires.

Que retrouve-t-on dans lAccord de coopération et en quoi améliore-t-il concrètement une application pure et dure du Traité initial ?

L’Accord transpose pour l’Etat fédéral, les Entités et les pouvoirs locaux, l’article 3 du Traité, qui met en œuvre la fameuse « règle d’or » établie par les Règlements dits du « Six-Pack » et du « Two pack ».

Il prévoit que c’est collectivement – et non chacune individuellement – que les entités du pays doivent atteindre l’objectif budgétaire à moyen terme ou respecter la trajectoire de convergence vers celui-ci définie dans le Programme de stabilité de la Belgique

Il indique qu’un écart temporaire par rapport à l’objectif à moyen terme ou par rapport à la trajectoire de convergence est possible, pour autant que l’on se situe dans des circonstances exceptionnelles, telles que définies dans l’Accord de coopération.  Il nous importait que la définition de ces circonstances exceptionnelles soit la plus ouverte possible.

Ensuite, l’Accord de coopération organise la coordination, la concertation et les modes de décisions en amont, entre les entités de notre Etat fédéral, nous permettant d’atteindre les objectifs qui nous lient. Il met donc en place une coordination des entités impliquant une solidarité possible entre elles pour atteindre l’objectif commun fixé pour la Belgique.  C’est un élément important.

Le mécanisme de coordination entre les entités porte, premièrement, sur la fixation des objectifs budgétaires : le Conseil supérieur des Finances est chargé d’établir un avis annuel préalable.

L’objectif budgétaire global est ensuite fixé, en concertation avec les différentes entités.  Cet élément est nouveau et important lui aussi, et a fait partie de nos revendications fortes par rapport au projet initialement présenté par le Gouvernement fédéral : vous le savez, les entités fédérées n’étaient pas, jusqu’ici, concertées par le Gouvernement fédéral, qui a toujours établi lui-même l’objectif global, qu’il convenait ensuite de se répartir.  Dans le contexte nouveau qui nous occupe avec le Traité, il était essentiel que les entités fédérées aient elles aussi leur mot à dire, sans empêcher le Gouvernement fédéral de prendre ses responsabilités si la concertation ne permet pas un consensus ou si le Gouvernement fédéral souhaite prendre à sa charge un effort supérieur à celui accepté par les autres entités, par exemple.

La répartition de cet objectif global entre les différents niveaux de pouvoir en termes nominaux et structurels, quant à elle, se fera après approbation par le Comité de concertation.

Pour les pouvoirs locaux, l’Accord de coopération prévoit que les Régions ne soient pas seules responsables si leurs communes ne sont pas en mesure d’atteindre leurs objectifs. Chacune des parties contractantes s’engage en effet à contribuer à prendre toutes les mesures nécessaires pour que les pouvoirs locaux respectent leurs objectifs.  C’est également un acquis essentiel, tant un certain nombre de politiques fédérales impliquent des charges nouvelles et non financées au niveau local.  Il ne pouvait se concevoir que le fédéral reporte sur les seules communes et régions le respect des contraintes budgétaires dans un contexte où il reporterait sur les pouvoirs locaux de nouvelles charges.  Le projet d’Accord de coopération a donc été aménagé dans ce sens, à la demande des entités fédérées.

Quant à la mise en œuvre de nos objectifs budgétaires, l’Accord de coopération confie son contrôle annuel a posteriori au Conseil supérieur des Finances (CSF).  Il sera chargé de vérifier le respect des engagements pris et de remettre un avis sur l’existence d’éventuelles circonstances exceptionnelles justifiant un écart temporaire à l’objectif de moyen terme ou à la trajectoire.

Si un écart est constaté dans le chef des pouvoirs locaux, le CSF devra chiffrer la part de cet écart découlant éventuellement de l’impact nouveau pour les pouvoirs locaux de mesures prises par le fédéral, et ne relevant dès lors pas de la responsabilité des Régions et Communautés.

Si, dans son rapport, le CSF constate qu’une des entités s’écarte de façon importante et non valablement justifiée par des circonstances exceptionnelles, le Traité impose la mise en œuvre immédiate d’un mécanisme de correction.  L’Accord de coopération prévoit par contre que ce mécanisme sera déclenché au départ du rapport d’évaluation produit par le Conseil supérieur des finances, qui émettra un avis sur l’ampleur des mesures de correction nécessaires et appréciera si les circonstances justifient une période supérieure à 18 mois pour remédier à l’écart constaté.   Le CSF assurera aussi le suivi de la mise en œuvre de ces éventuelles mesures de correction par la ou les entités concernées.

Ici aussi, il y a un élément à souligner : si nous nous soumettrons à l’obligation de disposer d’un mécanisme de correction pouvant être activé immédiatement après le constat d’un écart important, l’Accord de coopération n’imposera cependant pas des mesures immédiates et brutales.  On intègre cet élément de temporisation : les entités disposeront d’une période de 18 mois pour remédier à l’écart constaté, voire plus si le CSF estimait que la conjoncture le justifie.

Si au terme de ce processus, la Belgique se trouvait néanmoins en situation d’infraction par rapport à ces engagements et qu’une amende venait à lui être infligée par le Conseil de l’Union européenne, l’Accord de coopération organise sa répartition entre les entités.  Celle-ci se fera au prorata des manquements identifiés par le Conseil supérieur des finances.

Pour conclure sur le contenu de l’Accord de coopération : plusieurs entités, dont la COCOF, ont demandé qu’y soit ajouté un moment d’évaluation globale de l’application du Traité et de l’Accord de coopération.  Cela a été entendu et une évaluation de l’application du Traité et de l’accord de coopération par le CSF aura lieu au plus tard le 31 décembre 2017.

Enfin, une mesure découle du rôle primordial du CSF dans ce mécanisme : la composition de son secrétariat a été revue lors du dernier Comité de concertation afin d’y inclure des experts des Entités fédérées.  La Région de Bruxelles-Capitale y désignera deux experts, après concertation avec le Collège de la COCOF et le Collège réunion de la COCOM.

Quelles règles budgétaires supplémentaires ont été intégrées par les majorités « Olivier » et en quoi sont-elles différentes du contenu initial du Traité ?

Ces règles portent sur la façon dont nous mettrons en œuvre le Traité et l’accord de coopération en abordant de façon convergente – et non concurrente – les objectifs budgétaires, mais aussi sociaux, économiques et environnementaux découlant de nos engagements européens.  Elles portent aussi sur la façon dont nous souhaitons associer à cette mise en œuvre le Parlement et les partenaires sociaux, et dont nous souhaitons procéder à l’évaluation, au regard de tous ces objectifs, des éventuels plans de corrections qui s’imposeraient éventuellement, si la COCOF venait à s’écarter de ses engagements sans pouvoir, pour autant, se prévaloir de circonstances exceptionnelles le justifiant.

Il s’agissait d’abord de s’assurer que, dans la poursuite de ses objectifs et obligations budgétaires, la Commission communautaire française veillera à respecter les engagements pris dans les domaines économiques, sociaux et environnementaux et donne à ces objectifs une force semblable.

Afin que cette convergence des objectifs ne soit pas une simple déclaration d’intention, une évaluation annuelle du respect de ces objectifs est instituée. Elle devrait être exercée par l’Institut bruxellois de statistique et d’analyse. Les partenaires sociaux peuvent remettre, à ce stade, des avis d’initiative.

Sur la notion des circonstances exceptionnelles qui permettent de s’écarter de l’objectif à moyen terme ou de la trajectoire d’ajustement : elles sont définies comme « des faits inhabituels indépendants de la volonté de la Commission communautaire française et ayant des effets sensibles sur la situation financière des administrations publiques ou des périodes de grave récession économique, pour autant que l’écart temporaire ne mette pas en péril la durabilité budgétaire à moyen terme ».

La définition est suffisamment large pour que des écarts à la trajectoire restent possibles quand cela s’avère nécessaire et ce, dans le but d’éviter l’application de mesures budgétaires qui ne feraient qu’aggraver la récession économique et partant le déficit des finances publiques, ce qui serait contraire à l’objectif du Traité. Afin de garantir la soutenabilité budgétaire de la Commission communautaire française, il est par exemple nécessaire que le Collège, dans l’examen de l’existence de circonstances exceptionnelles, veille à permettre l’intégration d’investissements publics contracycliques en cas de récession.

Sur le mécanisme de correction : il implique que le lancement d’une procédure d’ajustement est automatique, mais non l’adoption de mesures préétablies, de sorte que les prérogatives du Parlement sont entièrement respectées.  La mise en œuvre d’un mécanisme de correction impliquera, nous l’avons souhaité, un plan de correction large, portant sur l’ensemble de nos objectifs et un ajustement budgétaire soumis au Parlement.

Le plan de correction, tant en recettes qu’en dépenses, pourra immuniser certaines dépenses et préserver des missions de services publics et capacité d’investissement dans les outils favorisant le développement durable de l’Entité.

Enfin, la Cocof, comme les autres Entités, a veillé à renforcer la qualité démocratique de cette procédure particulière, compte tenu de son caractère exceptionnel, en l’entourant d’une évaluation ex ante et ex post, ainsi que d’une consultation des partenaires sociaux.

Conclusion

Ce n’est un secret pour personne, le Traité initial a été rédigé avec une vision ultralibérale qui malheureusement est aujourd’hui très dominante au niveau européen. Cette vision est clairement contestée au sein des majorités où les écologistes siègent, notamment, avec le PS et le CDh. Compte tenu de l’adoption du Traité par l’ensemble des autres pays européens et du fait que des majorités alternatives existent en Belgique pour soutenir le Traité tel quel, l’option de le refuser purement et simplement n’offrait plus aucune garantie de résistance concrète et nous exposait de surcroit, malgré un vote contre, à une application la plus négative du Traité.

Nous avons donc choisi de construire d’abord un rapport de force politique, celui en place dans les majorités « olivier » présentes en Wallonie et à Bruxelles, et ensuite de chercher le meilleur moyen d’intégrer le Traité dans nos procédures démocratiques en cohérence avec nos valeurs politiques.

Et peu importe qu’on soit les derniers, le contenu qui résulte de nos réflexions communes est là, pour nous assurer de notre capacité de choix politiques et d’affectation de nos budgets pour protéger nos priorités sociales et environnementales notamment.

Mais plus encore, nous pensons qu’il y a un réel apport sur la convergence des objectifs, sur l’application et l’interprétation qu’il faudra donner à ce Traité si, par impossible, un mécanisme de correction devait être imposé à notre entité.

Nous avons ainsi veillé, au moyen des actes de transposition, à ce que l’adoption du Traité budgétaire ne se limite pas à la stricte règle d’or budgétaire, et avons plaidé pour une triple convergence garantissant à la fois le nécessaire et progressif assainissement des finances publiques tel que les entités fédérées s’y sont engagées ; la résorption de la dette sociale et la réduction de la dette écologique.

Dans la foulée, il nous revient de faire avancer également les bases d’une construction d’un véritable gouvernement économique européen, qui repose sur :

Un encadrement durable des budgets publics, une surveillance renforcée des développements macroéconomiques et une coordination contre-cyclique des politiques budgétaires ;Une harmonisation fiscale (via par exemple une coopération renforcée) ;Une régulation forte des marchés financiers ;Des moyens propres renforcés pour l’Union européenne

Il s’agit également de poursuivre la stratégie UE 2020 dans les domaines de l’emploi, de la réduction de la pauvreté, de l’éducation, de la Recherche & Développement, de l’environnement et de l’énergie ; de permettre une intervention ferme de la BCE pour maintenir les taux d’intérêts des dettes publiques à des niveaux acceptables ; d’arrêter la politique de compétitivité salariale néfaste pour le pouvoir d’achat et la demande intérieure ; d’assouplir les plans de rigueur budgétaire et retarder le retour à l’équilibre dans les pays les plus touchés par la crise.

C’est dans ce sens, par exemple, que j’ai pris l’initiative, avec mes deux collègues en charge du logement en Wallonie (Jean-Marc Nollet) et en Flandre (Freya Vandenbossche), de réunir les Ministres européens du logement afin de réclamer ensemble, contre la tendance dominante actuelle, des mécanismes concrets d’investissements sur le long terme en faveur des politiques de logement.

Friday, January 10, 2014

Clé Verte 2013 : le secteur touristique bruxellois s’engage concrètement dans le développement durable

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DSC_0161Pour célébrer la quatrième année consécutive, j’ai eu le plaisir, en tant que Ministre-Président du Gouvernement francophone bruxellois (Cocof) en charge du Tourisme , de présenter le palmarès 2013 du label Clé Verte,  aux côtés de la Fédération Inter-Environnement Wallonie (IEW); Wallonie-Bruxelles Tourisme (WBT) et VISITBRUSSELS au Thon Hotel EU, labellisé en 2012. Le prestigieux label Clé Verte est attribué par un jury indépendant à l’ensemble du secteur de l’hébergement touristique et salles d’événements de la Région de Bruxelles-Capitale. Il récompense leurs démarches et performances en matière d’environnement.

Cette année, de nouveaux hébergements et des salles d’événements (special Venues), ont reçu ce principal écolabel international pour avoir réussi leur « transition clé verte ». 11 nouveaux lauréats ont reçu leur certificat. 3 hôtels : Le Méridien Bruxelles, Scandic Grand Place, Martin’s Central Park ; 2 Bed&Breakfast : Chambre Chocolat et Les Iris ; 3 auberges de jeunesse : Sleep Well, le Foyer Européen (Van Gogh) et Génération Europe ; et enfin 3 Special Venues : Diamant Brussels Conference & Business Centre, Hôtel de la Poste (Tour&Taxis) et Autoworld. 19 autres ont renouvelé leur labellisation en 2013.
A l’heure actuelle, Bruxelles compte donc 25 hébergements (15 hôtels, 5 B&B et 5 auberges de jeunesse) et 5 lieux d’événements labellisés. 30 labels « Clé verte » au total.
Par ailleurs, cette année, nous avons nommé trois ambassadeurs « clé Verte » choisis pour leurs actions en faveur de l’écologie et du tourisme durable : Marie-Paule Eskénazi, (Greeters – Tourisme Autrement), Marc Wollast (Apis Bruoc Sella asbl), Cécile Dubois (Pro Vélo).

Bien que le tourisme est un secteur qui s’intègre parfois difficilement dans une réflexion de développement durable, nous avons cependant tenu à soutenir et à développer des initiatives qui prennent en compte des impératifs environnementaux. Des initiatives qui permettent également de soutenir l’économie locale, le travail des agriculteurs situés en Belgique et de préserver la santé des travailleurs par l’utilisation de produits d’entretien naturels et écologiques.

Dans ce contexte, et afin de répondre à l’exigence des touristes à l’affût d’expériences exceptionnelles et durables, et à l’intérêt du secteur hôtelier et d’autres types d’établissements touristiques implantés en Région de Bruxelles-Capitale, il me semblait cohérent de soutenir un système de certification pour réduire l’empreinte écologique et positionner Bruxelles comme une destination pionnière du tourisme durable et responsable.
C’est la raison pour laquelle, depuis fin 2010, je soutiens le label « Clé Verte » (Green Key), un label clair et reconnu, coordonné à Bruxelles par la Fédération Inter-Environnement Wallonie.

Avec ses 2.300 labellisés dans 44 pays à travers le monde, cet écolabel est le plus répandu dans le secteur touristique. Séjourner dans un établissement Clé Verte, c’est à la fois avoir l’assurance d’un environnement préservé sur son lieu de résidence, et c’est aussi encourager des pratiques écologiques plus respectueuses dans le secteur du tourisme, et soutenir par ailleurs l’économie locale.
De plus, le secteur hôtelier est un secteur important en RBC. Le tourisme est le premier pourvoyeur d’emplois de la Région de Bruxelles-Capitale : 35.000 emplois directs et 15.000 emplois indirects.

Actuellement, près de 17 % des chambres hôtelières bruxelloises (reconnues par la Cocof) portent le label Clé Verte. Un de mes objectifs pour 2014 était de proposer 100% de l’offre de logement jeunes en hébergement labellisé. Nous y sommes presque, car au niveau des auberges de jeunesse, près de 80 % de la capacité d’accueil est concernée. Si on tient compte des principaux autres systèmes de certification présents en Région bruxelloise (EMAS, Green Globe et le label Entreprise éco-dynamique), on arrive à un total de près de 30 % des chambres hôtelières écolabellisées, ce qui – au niveau des hôtels – positionne Bruxelles parmi les destinations européennes les plus « vertes ». En termes environnementaux, l’impact n’est pas négligeable d’autant que la labellisation, qui est annuelle, demande aux établissements une amélioration continue.

Pour obtenir la Clé Verte, les candidats doivent initier une série de démarches (suivi des consommation, information du personnel et des clients, mettre en place les bases du management environnemental) et atteindre des performances précises (seuil précis d’ampoules économiques, niveau d’isolation, pourcentage d’aliments et de boissons durables, débits des douches et des robinets, autres mesures visant à réduire la consommation d’énergie, promotion active d’une mobilité plus durable, etc.). Par ailleurs, on constate, dans tous les cas, qu’une amélioration environnementale significative est réalisée par les candidats pour obtenir le label. Avec des critères qui vont au-delà de la législation, le label permet aux candidats d’anticiper des exigences légales (ex. : obligation de tri des déchets à Bruxelles).

Concrètement, la plupart des hébergements déjà labellisés (tant au niveau des hôtels, que des B&B et des auberges de jeunesse) ont réduit leurs débits sur les douches et sur les robinets, pour passer de parfois 15-20 litres par minute à entre 5 et 9 litres par minute avec un retour sur investissement en moins de 6 mois.
Parmi ceux qui sont labellisés aujourd’hui, beaucoup ont remplacé un certain nombre d’ampoules, et notamment des spots halogènes – très énergivores – par des ampoules économiques (ou détecteurs de mouvement ou crépusculaires). Beaucoup d’entre eux achètent maintenant de l’électricité verte. Il est vrai que le coût des LED est trois fois plus élevé, mais vous les gardez 5 ans. Les économies d’électricité et de chauffage dans les chambres ont été optimalisées, en coupant certaines lampes qui s’allumaient automatiquement avec la carte ou en coupant le chauffage et la climatisation pendant certaines heures lorsque le client ne s’y trouve pas. Le fait de couper par exemple l’airco par défaut dans les chambres à 10 heures du matin, quand les clients sont généralement dehors, permet ainsi de diminuer de 20% nos émissions de CO2 et d’autant notre facture d’électricité.

Le label continue sa progression dans la capitale : plusieurs autres dossiers sont en cours de labellisation et les critères ont été revus récemment pour une adaptation plus précise aux réalités des secteurs concernés (tout en restant exigeants sur le plan environnemental).

Soutenue notamment par la Brussels Hotels Association (BHA), cette initiative est coordonnée par la Fédération Inter-Environnement Wallonie, partenaire officiel de la FEE pour Bruxelles et la Wallonie, en collaboration étroite avec Wallonie-Bruxelles Tourisme (WBT), VisitBrussels, Brussels Booking Desk (BBD) et les associations professionnelles Hostels in Brussels, Bed & Brussels et Brussels Special Venue, ainsi que l’administration bruxelloise en charge du Tourisme au sein de la COCOF.

Il importe d’encourager le secteur de l’hébergement touristique à poursuivre ces efforts pour faire de Bruxelles une destination durable.

Enseignement et emploi: nos priorités partagées pour Bruxelles

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20130920_123_Bruxelles_Ecolo 022Comme pour chaque début d’année, les Bruxelloises et les Bruxellois ont profité du passage à l’an neuf pour exprimer les souhaits qu’ils aimeraient voir se concrétiser au cours des mois à venir. Mais que souhaitent-ils ? Quelles sont les préoccupations et les envies qui animent les habitants de notre Région ?

Afin de connaitre la réponse, nous sommes allés chercher l’information à la source. C’est-à-dire auprès des Bruxellois eux-mêmes. Pendant plusieurs semaines, des militants écolos ont sillonnés les places, les marchés et les rues commerçantes de nos quartiers avec une cocotte en papier à la main afin de vous écouter sans tabou. Un exercice auquel je me suis prêté également dans le cadre de l’action 1, 2, 3 Bruxelles.

Cette grande enquête réalisée dans les 19 communes de la Région bruxelloise a livré aujourd’hui ces résultats. Le moins que l’on puisse dire, c’est que certaines évidences sautent aux yeux. Deux thématiques se placent clairement en tête des priorités des Bruxellois pour les mois et les années à venir. Pour améliorer la vie de Bruxellois : l’enseignement et l’emploi se hissent en tête de vos préoccupations (classés en première position respectivement par 22 % et 18 % des sondés). Ces deux thématiques sont d’ailleurs citées par plus de la moitié des personnes sondées parmi leurs trois principales priorités pour Bruxelles.

En matière d’enseignement, les Bruxellois ont des propositions à faire. Ils souhaitent notamment plus de places dans les écoles et une attention particulière vers l’apprentissage des langues. En matière d’emploi, c’est l’avenir des jeunes qui vous interpelle de manière évidente.

L’exercice a été très enrichissant (cliquez ici pour lire les résultats). Il confirme que l’attention que nous portons depuis des années aux questions d’enseignement et d’emploi est essentielle. Depuis toujours, Ecolo se veut du côté des solutions durables sur ces enjeux. C’est avec vous, que nous pourrons sans doute apporter de nouvelles réponses dans les mois prochains.

Thursday, January 9, 2014

Fusion des sociétés de logement social : accord conclu sur le maintien de l’emploi dans le secteur

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DSC_0250Les fédérations de sociétés de logement social (ALS et Fesocolab), représentant les employeurs, les trois organisations syndicales (CGSP, CSC, SLFP) et la Région ont signé ce mercredi 18 décembre un protocole d’accord social concernant l’emploi dans le secteur du logement social dans le cadre du processus de fusion des sociétés.

Pour rappel, ce processus avait fait l’objet d’un accord entre les huit partis associés aux réformes intrabruxelloises, sur ma proposition. L’ordonnance votée en juillet dernier prévoit une réorganisation du secteur du logement social qui restreindra le nombre de sociétés par le biais d’un mécanisme de fusion. Dans un délai de 18 mois, à dater du 1er septembre 2013, leur nombre passera ainsi de 33 à un maximum de 16 sociétés. Cela ira de pair avec une réduction drastique du nombre d’administrateurs dans ces sociétés (50% de moins).

Je m’étais engagé à ce que la réorganisation du secteur, visant la poursuite et le renforcement de son déploiement, n’ait pas pour effet de réduire l’emploi dans les sociétés de logement social et le service aux locataires. Cet engagement avait été confirmé par les huit partis associés à la négociation, qui avaient chargé le Secrétaire d’Etat au Logement de le négocier avec les employeurs et les syndicats du secteur. Le protocole d’accord signé aujourd’hui par toutes les parties est l’aboutissement de cette négociation. Je m’en réjouis. L’engagement est tenu : l’emploi dans le secteur et les droits acquis collectifs et individuels des travailleurs ne pourront pas être remis en cause à l’occasion des fusions. Je félicite les partenaires sociaux du secteur pour ce résultat et les efforts réalisés pour aboutir. Le nombre de logements sociaux est en augmentation et cette hausse se poursuivra avec les nouvelles impulsions données par le Gouvernement dans l’Alliance Habitat. Les sociétés doivent avoir les moyens humains de rencontrer ces défis.

Dans une Région où le besoin en logement public est aussi important, améliorer la gestion des moyens disponibles est indispensable pour permettre aux sociétés de logement social d’assumer pleinement leur métier de base : produire des logements sociaux, les entretenir, les rénover, les rendre plus performants sur le plan énergétique et accessibles aux personnes à mobilité réduite et accueillir les locataires et candidats-locataires dans les meilleures conditions. Le nombre de logements gérés par les SISP étant actuellement variables (276 pour la plus petite, 3544 pour la plus grande), certaines sociétés de logement social ne présentaient pas une échelle suffisante pour assurer l’ensemble des tâches requises dans un contexte difficile. Désormais, chaque société comptera au minimum 2000 logements. Par ailleurs, le nombre plus réduit de sociétés améliorera l’appui et le contrôle du secteur par la société de tutelle régionale, la SLRB, garante de la qualité générale des logements et des services offerts aux locataires dans chaque société.

En ce qui concerne l’état d’avancement des différentes fusions, les sociétés ont trois occasions pour déposer leur demande d’agrément pour qu’au terme du processus, il n’y ait plus 33 mais 16 sociétés au maximum. Une première fusion – réunissant les sociétés « Home familial bruxellois » et « Home » au sein du « Home bruxellois » – s’est déjà concrétisée en juillet. Les autres sociétés avaient la possibilité de déposer leur dossier de demande d’agrément dès le 9 décembre. Les prochaines dates sont le 9 juin 2014 et le 9 décembre 2014. A l’heure actuelle, 5 demandes d’agrément ont été introduites. Elles concernent deux regroupements (Foyer Forestois avec Foyer Saint-Gillois, ainsi que Assam avec le Home Bruxellois) et trois sociétés qui ont, seule, la taille critique suffisante (Foyer Anderlechtois, Foyer Schaerbeekois et Habitation Moderne). L’ensemble des autres regroupements se dessine aujourd’hui concrètement et toutes les sociétés y travaillent.

Cette réduction du nombre des SISP n’est pas synonyme d’une réduction du nombre de logements sociaux ou d’une réduction des prestations assurées actuellement par les sociétés. Cette réforme permettra au contraire de consolider le secteur et de poursuivre son développement. A l’heure où de nouveaux moyens importants ont été dégagés dans le cadre de l’Alliance habitat (953 millions d’€), les fusions opérées dans le secteur se feront au profit de toutes et tous, aussi bien les locataires et candidats-locataires que les travailleurs du secteurs.